Rivière amoureuse 3

C’était un homme complexe qui se vivait avec simplicité. Du moins c’est ce qu’il laissait paraître. Il avait étalé tous ses appareils sur la table, j’étais impressionnée.

Il m’expliquait avec sa voix, sa belle voix grave et mystérieuse, que tout ça c’était aussi simple qu’un marteau et un clou. Tous ces yeux mécanisés qui captaient l’image lumineuse, rien de plus qu’une action basique, capter un espace/temps sur la pellicule ou sur le papier sensible, sur la mémoire pixelisée.

Admirative, j’aurais aimé garder cette simplicité avec moi, lui dire comme c’était rassurant le son de sa voix, son commentaire et l’explication qu’il me donnait, lui dire que j’aurais aimé que cela dure toujours, qu’il me parle de cet œil mécanisé, pixelisé, du bruit de l’obturateur, du jeu des miroirs, des capteurs numériques, de la lumière, des objectifs et de leur rapport à la taille qui change selon l’appareil…

Je n’y comprenais rien et je comprenais tout. Je comprenais surtout à quel point cet homme me mystifiait avec cette complexe simplicité que je lui accordais.

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2 commentaires

  1. Jean-Claude Grosse
    8 septembre, 2017
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    j’ai été obligé de regarder la définition simple de mots complexe, obturateur, jeu des miroirs, capteurs numériques; enfin j’ai vu qu’il y avait de la lumière sur une robe et sur une paeu

    • admin
      8 septembre, 2017
      Répondre

      Et moi je ne t’ai jamais vu si à côté de l’or tôt graphe ! 😉 !!!

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